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Les bienfaits de la maladie cœliaque

 

Des bénéfices inattendus

 



​En réfléchissant au Mois de la sensibilisation à la maladie cœliaque de cette année, je me suis surprise à revenir obstinément aux avantages qu’offre cette maladie auto-immune récemment découverte. Ces avantages ne se manifestent pas seulement sous la forme d’une transformation personnelle, mais également comme une opportunité d’améliorer sa santé globale. Ayant moi-même souffert toute ma vie de problèmes de santé liés au gluten, et ayant finalement reçu un diagnostic clinique de maladie cœliaque en 2010, à l’âge de 45 ans, il peut sembler étrange que je vante aujourd’hui les bienfaits d’une maladie susceptible de bouleverser, et parfois de dévaster, une existence. C’est pourtant ce que je suis en train de faire.

J’aimerais commencer en vous parlant un peu de ma propre transformation personnelle, résultat du diagnostic de la maladie cœliaque, et je vous ferai part ensuite de mon enthousiasme face à des répercussions beaucoup plus importantes, découvertes par des chercheurs qui ont eu le courage d’enlever leurs œillères et de remettre en question ce qui ne l’avait jamais été au sujet de la céréale favorite de notre société.
 

La maladie cœliaque et moi

Comme beaucoup de personnes souffrant de sensibilité au gluten, apprendre que le blé et les autres formes de gluten étaient mes ennemis jurés a provoqué chez moi tout un mélange d’émotions. Ma réaction la plus prévisible, comme celle de ma famille, a sans doute été le désarroi et l’incertitude sur ce qu’il fallait manger, et sur la façon de se comporter dans les situations sociales impliquant souvent des aliments contenant du gluten. Il y avait aussi cette réaction pathétique de deuil et de tristesse en apprenant que beaucoup de mes aliments préférés, porteurs d’une charge positive de souvenirs et d’évocations festives, ne feraient désormais plus partie de ma vie. Si vous-même, ou quelqu’un que vous aimez, êtes atteint de la maladie cœliaque, vous ne voyez que trop bien ce que je veux dire.
 

Ce que je dois à ce diagnostic

Pourtant, les émotions les plus inattendues et les plus durables ont été chez moi le soulagement et la reconnaissance. Pour avoir parlé avec d’innombrables personnes ayant reçu ce même diagnostic lié au gluten, en particulier celles ayant souffert de symptômes significatifs, je sais qu’il s’agit d’une réaction très courante. La maladie cœliaque, contrairement à la plupart des autres problèmes de santé, est un rare exemple d’affection pour laquelle existe une solution très spécifique et efficace : le soulagement est obtenu en suivant un strict régime sans gluten. L’idée de cette solution simple (mais pas toujours facile) engendre, au plan psychologique, une capacité à créer ses propres conditions de bienêtre. Vous pouvez imaginer cette sensation de « Ahhh » que beaucoup d’entre nous éprouvent en devenant pleinement capables d’assimiler la réalité de notre état. C’est là un bienfait dont je serai toujours reconnaissante.
 

Ce que vous ne voulez pas savoir si vous n’avez pas la maladie cœliaque

Maintenant, aussi stimulante que soit cette transformation individuelle, les implications plus fondamentales qui suivent vont vous faire sauter de votre fauteuil. Vous allez sans doute jaillir de la pièce en hurlant, et en vous bouchant à la fois les yeux et les oreilles — si seulement vous aviez une deuxième paire de mains ! En d’autres termes, aussi importantes et stimulantes que soient ces informations, ce n’est pas du tout ce que vous avez envie d’entendre — j’en suis à peu près sure. Mais rassurez-vous, même si je ne prends aucun plaisir à apporter ce qui semble être de mauvaises nouvelles, je ne suis pas non plus une grande fan de l’ignorance et de la souffrance facilement évitable.
 

Canaris et mine de charbon

En bref, ce qu’ont révélé des chercheurs comme le Dr Alessio Fasano, gastroentérologue pédiatrique de renommée mondiale, professeur à Harvard, et auteur, c’est que les personnes atteintes de la maladie cœliaque ont été pour l’essentiel comme « les canaris dans la mine de charbon », démontrant les effets délétères du gluten non seulement sur ceux qui sont atteints de la maladie cœliaque ou d’une sensibilité au gluten non cœliaque, mais aussi sur ceux qui n’ont aucune sensibilité alimentaire identifiée.
 


 

Aucun humain ne peut digérer le gluten

Sans entrer dans les complexités scientifiques, ce que Fasano et d’autres chercheurs ont découvert est que le corps humain est incapable de décomposer correctement les molécules de gluten (qui est en réalité une combinaison de deux protéines), dans la mesure où nous manquons de l’enzyme nécessaire dans notre foie et notre pancréas. Encore plus grave : ils comprennent maintenant mieux la façon dont les gros fragments non digestibles interagissent avec le corps.
 

Zonuline, intestin perméable, et compagnie

Parmi les cinq fragments problématiques identifiés, les plus notables sont les deux fragments de gluten qui provoquent une augmentation de la protéine appelée zonuline, entrainant une plus grande perméabilité des parois du tube digestif (c’est le syndrome de « l’intestin perméable »). Les trois autres fragments problématiques récemment identifiés sont des peptides responsables de la mort cellulaire programmée, de l’inflammation, et d’une réponse immunitaire excessive. Si vous voulez en savoir plus sur ces recherches, vous pouvez voir sur YouTube une petite vidéo à propos de ces découvertes, intitulée « MD Alessio Fasano - Gluten undigested ».
 

Et les bonnes nouvelles ?

Vous vous demandez peut-être où sont les bonnes nouvelles dans tout ça. Vous vous souvenez que j’ai évoqué plus haut le soulagement et la reconnaissance que moi et bien d’autres avons éprouvé en découvrant un comportement concret sur lequel nous pouvions agir pour améliorer notre santé ? Ce que ces recherches de pointe commencent maintenant à établir pourrait offrir une clé pour améliorer votre santé et votre qualité de vie et celles d’innombrables personnes, qu’elles soient ou non atteintes de la maladie cœliaque. Non seulement nous n’avons pas besoin de gluten pour vivre, mais nous découvrons maintenant divers moyens agréables de profiter de délicieux aliments que nous avons appris à aimer, notamment ceux qui sont associés aux moments de joie et de fête.

Les recherches émergentes sur le gluten, nées de la compréhension relativement récente de la maladie cœliaque, nous offrent l’occasion de choisir si nous voulons être attentifs ou non aux faits.

Si nous sommes prêts à rompre avec nos habitudes confortables, à ouvrir nos yeux et notre esprit aux découvertes scientifiques récentes (et dérangeantes) sur le gluten, et à rester curieux, nous nous donnons la possibilité de profiter de bienfaits pour la santé que nous n’aurions jusque-là jamais crus possibles.
 

​Theresa Nicassio, PhD, Psychologue

Theresa est psychologue, éducatrice en nutrition Raw-Food,
et auteur du livre de recettes primé YUM: Plant-Based
Recipes for a Gluten-Free Diet
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yumfoodforliving.com