Syndrome métabolique : Agir avant qu’il ne soit trop tard
Syndrome métabolique : Agir avant qu’il ne soit trop tard Le syndrome métabolique est un ensemble de facteurs de risque qui augmentent considérablement la proba...
Le diabète sucré est une maladie dégénérative chronique qui affecte plusieurs systèmes d’organes et engendre une incapacité à réguler la glycémie, aussi appelé glucose, en raison de problèmes d’équilibre de l’hormone insuline [1].
Le diabète a été baptisé « l’épidémie du 21e siècle », car il affecte de plus en plus de gens ; cette année, on estime qu’environ 13 % de la population canadienne souffre de diabète [2]. Plusieurs stratégies naturelles sont efficaces pour améliorer la gestion de cette condition courante, mais tout de même sérieuse.
Il faut plusieurs tests pour diagnostiquer le diabète, tels que le résultat d’un taux de glucose sanguin à jeun égal ou supérieur à 7,0 mmol/L ; un glucose sanguin égal ou supérieur à 11,0 mmol/L en réponse à une charge de 75 g de glucose, 2 heures après ingestion ; ou une valeur du taux d’hémoglobine A1C égale ou supérieure à 6,5 % [3]. L’hémoglobine A1C (HbA1c) est un marqueur sanguin qui corrèle avec les niveaux moyens de glucose sanguin au cours des trois mois précédents le prélèvement. Alors que la glycémie fluctue rapidement en réponse à l’ingestion de nourriture et fluctue même de jour en jour, l’HbA1c est un indicateur inestimable des niveaux de glucose dans le sang sur une période de temps plus longue, mais récente. Par conséquent, l’HbA1c est utilisé pour évaluer la façon dont le diabète est géré, car elle reflète une moyenne sur trois mois.
Plusieurs grandes études ont évalué l’emploi de stratégies alimentaires et de style de vie afin de prévenir le diabète. Le programme de prévention du diabète et le Programme de prévention du diabète finlandais ont examiné des stratégies alimentaires et de style de vie intensifs chez les personnes atteintes de prédiabète [4, 5]. Le programme comportait un plan intégral d’un régime alimentaire et d’un mode de vie basé sur des conseils individualisés visant à réduire le poids corporel, la consommation totale de matières grasses, et l’apport en gras saturés, tout en augmentant l’apport en fibres et l’activité physique. Au bout de trois ans, 11 % des sujets du groupe traité ont développé un diabète, tandis que 23 % du groupe de contrôle souffraient de diabète, soit une baisse de ~ 58 % [4].
De plus, lorsque l’on analyse le degré de conformité des sujets au programme, on peut observer que ceux ayant rencontré quatre des cinq cibles à travers le programme n’ont développé aucun cas de diabète, un résultat des plus remarquable ! [4]
Les objectifs de ces études étaient les suivants :
En plus de l’alimentation et du mode de vie, des suppléments nutritionnels clés peuvent bénéficier les patients atteints de diabète, en plus d’aider la réduction des risques de complications et d’aider à améliorer les niveaux de glucose dans le sang. Un supplément d’huile de poisson de qualité est primordial pour réduire le risque de maladie cardiaque, dont les diabétiques sont exposés à un plus grand risque [6].
En ce qui concerne l’amélioration des niveaux de glucose dans le sang, la vitamine D a été démontrée pour améliorer la sensibilité à l’insuline chez les patients diabétiques avec un faible taux de vitamine D [7]. Deux autres suppléments, l’acide alpha-lipoïque (ALA) et le chrome sont également intéressants. L’ALA a été démontré pour améliorer la sensibilité à l’insuline et au glucose en combinaison avec l’inositol [8], et peut aider à favoriser la perte de poids en combinaison avec l’EPA d’huile de poisson [9]. De plus, l’ALA possède des preuves considérables en matière de neuroprotection contre les dommages dus au taux élevé de glucose, en plus d’améliorer la neuropathie diabétique, qui peut entrainer de graves douleurs nerveuses [10]. Le chrome a été démontré pour améliorer les faibles niveaux de glycémie [11] et d’insuline.
La pression artérielle des patients souffrant de diabète est également surveillée ; l’objectif est de maintenir une pression artérielle sous 130/85. Une dose de 200 mg de coenzyme Q10 par jour peut abaisser jusqu’à 10 points la tension artérielle [12]. Enfin, un agent émergent intéressant pour le diabète est l’Hibiscus sabdariffa. Des études récentes ont démontré que l’hibiscus possède un profil impressionnant d’effets métaboliques, abaissant jusqu’à 10 points la pression artérielle, qui est comparable à un médicament de base pour la pression artérielle [13]. En outre, l’hibiscus a été démontré pour améliorer la glycémie et le cholestérol [13–15].