Sommeil et système immunitaire : Perspectives naturopathiques
Dormir d’un sommeil de plomb, comme un loir, ou encore être un papillon de nuit — voici quelques expressions que l’on utilise pour décrire le sommeil, mais en r...
Avec l’âge, certaines personnes ont tendance à éprouver plus de douleur, et nombre d’entre elles l’acceptent comme une fatalité. Mais peut-être avons-nous le choix… Explorons ensemble comment agit la douleur. Pourquoi avons-nous mal ; pourquoi certaines personnes ont une tolérance à la douleur différente de celle d’autrui ; et surtout, comment diminuer ou arrêter la douleur ?
La sensation de douleur trouve son origine dans une partie de votre cerveau appelée le gyrus cingulaire, également responsable de l’apprentissage et des émotions. Cela peut expliquer pourquoi personne ne ressent les choses exactement de la même manière et pourquoi il est si difficile de qualifier le niveau de douleur.
La douleur est un mécanisme de survie incroyable. Votre cerveau décide que vous devez ressentir de la douleur s’il estime qu’il y a un problème ou une menace. La douleur peut même être déclenchée lorsqu’il n’y a qu’une menace potentielle de dommage. À l’inverse, étrangement, il existe parfois des lésions tissulaires sans que le cerveau ne ressente de douleur.
La douleur peut être utile et instructive, puisqu’elle est un symptôme d’inflammation. Elle nous indique d’arrêter de faire quelque chose qui peut nous blesser, et elle nous avertit sur les risques de notre environnement. Pensez aux muscles qui chauffent lors de surmenage ou de mouvements répétitifs, ou à la douleur que vous ressentez lorsque vous essayez de marcher sur un pied blessé. La douleur est là pour vous aider à guérir et à prévenir d’autres dommages.
Cependant, chez certaines personnes, la douleur devient persistante même après qu’une blessure aiguë ait guéri, et elle peut se propager à une autre zone du corps. La douleur devient alors le problème et votre cerveau peut « apprendre » à souffrir.
La capacité du cerveau à s’adapter, à créer de nouvelles connexions, et à apprendre de nouvelles informations est appelée neuroplasticité. Plus nous nous concentrons sur quelque chose, plus il est facile d’apprendre. Nous savons tous que « la pratique rend parfait ». C’est un excellent outil. À l’inverse, lorsque nous nous concentrons trop sur la douleur, cela la fait devenir persistante, plus intense, et il devient plus difficile de se débarrasser. Que peut-on faire si notre cerveau a appris à souffrir ?
La chiropratique aide en cas de douleurLe cerveau sait comment le corps est positionné et comment il se déplace grâce à un réseau de capteurs répartis dans le corps. Ces capteurs permettent au cerveau de créer une image 3D du corps, puis d’utiliser ces informations pour faire bouger le corps. Quatre-vingts pour cent de ces capteurs se trouvent dans la colonne vertébrale. Le mouvement rachidien est donc extrêmement important pour que le cerveau ait une perception précise de la position et du mouvement de votre corps.
Les scientifiques ont montré que les ajustements rachidiens chiropratiques peuvent avoir un effet neuroplastique positif (connexions plus utiles) sur le cerveau, en particulier sur le cortex préfrontal. Le cortex préfrontal est une partie du cerveau qui influence fortement la douleur et qui peut la rendre chronique. Les chercheurs croient que l’ajustement chiropratique de la colonne vertébrale peut réduire — ou même cesser — le signal de la douleur que le cerveau génère. Cet ajustement semble permettre au cerveau de mieux évaluer la position et le mouvement du corps ainsi que ce qui lui arrive, lui permettant donc de répondre plus adéquatement aux circonstances de l’environnement. Le chiropraticien trouve les segments de la colonne vertébrale qui ne se déplacent pas de façon appropriée, liés physiologiquement ou pas aux douleurs ressenties, et — avec un léger réglage —rétablit plus de mouvement dans cette articulation. Cela peut par la suite améliorer la fonction nerveuse, permettant au cerveau et au corps d’avoir une meilleure communication.
En conclusion, la douleur est une expérience universelle qui a aidé les humains à survivre au cours des millénaires en les protégeant du mal. Mais elle peut devenir envahissante et invalidante quand on en perd le contrôle. Notre mode de vie moderne, au rythme rapide et mouvementé, peut augmenter la tendance de notre corps à vivre de manière chronique en mode de lutte ou de fuite, nous prédisposant ainsi à la douleur chronique et à l’inflammation. Ce qu’il est important de retenir, c’est qu’il existe des solutions naturelles pour atténuer les effets de la douleur et pour trouver le chemin d’une guérison plus profonde.
Que votre cheminement vers la santé soit un succès !
Dre Nathalie Godbout, chiropraticienne
Elle est d’avis qu’un système nerveux sans interférence joue un rôle clé dans notre santé, nous permettant de nous adapter de manière optimale à notre environnement changeant. De plus, nos comportements de santé (sommeil, exercice, nutrition et santé mentale) sont essentiels à cet équilibre.
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Une mention spéciale à Haavik Research pour ses efforts continus visant à rassembler les meilleures données scientifiques disponibles pour les chiropraticiens.