Comment la Proposition 65 de la Californie pourrait affecter vos marques préférées

Par New Roots Herbal 07 juillet 2026 3 min de lecture Read in English

Si vous avez fait des achats en ligne ou voyagé en Californie, vous avez peut-être vu des avertissements sur des produits de santé qui ressemblent à ceci :

Voir ce genre d’avertissement sur une bouteille de vitamines ou de supplément alimentaire peut être alarmant. Comment un produit censé préserver notre santé peut-il contenir des substances chimiques dangereuses? Et pourquoi les habitants de la Californie sont-ils avertis? Qu’en est-il du reste des États-Unis? L’histoire derrière cet avertissement est assez complexe.

Qu’est-ce que la Proposition 65 réellement?

La Proposition 65 de la Californie est une loi de l’État adoptée dans les années 1980, qui garantit aux consommateurs le droit d’être informés de leur exposition à des substances chimiques que l’État a jugées susceptibles de provoquer des cancers, des malformations congénitales, ou des troubles de la reproduction. La liste comprend aujourd’hui plus de 900 substances. L’intention était louable. Mais c’est là que les choses deviennent intéressantes.

Le problème du seuil inatteignable

La Californie a fixé le seuil pour le cadmium à 4,1 mcg/j et celui pour le mercure à 0,3 mcg/j, des valeurs plus restrictives que les normes de la Pharmacopée américaine (USP) et de Santé Canada. Mais le problème majeur est ailleurs : son seuil pour plomb a été fixé à 0,5 mcg/j, soit seulement 5 % du seuil jugé sûr par l’USP et Santé Canada.

Pourquoi cela pose problème pour les produits naturels

Le plomb, le cadmium, le mercure, et d’autres oligoéléments sont naturellement présents dans les sols et l’eau de notre environnement. Ils ne sont pas ajoutés intentionnellement : notre écosystème les contient naturellement. De ce fait, les suppléments alimentaires à base de plantes, de champignons, d’algues, de céréales, de racines, et d’autres ingrédients végétaux peuvent en contenir des traces. Les légumes cultivés naturellement, comme les épinards, les carottes, et les patates douces, en contiennent également des traces et sont considérés comme propres à la consommation — toutefois, si leur teneur était mesurée selon les seuils fixés par la Californie, des avertissements seraient nécessaires.

Le problème pratique

Les fabricants sont tenus de tester leurs produits et de les étiqueter en conséquence lorsqu’ils les vendent en Californie. De ce fait, de nombreux produits de santé, reconnus comme surs à l’échelle mondiale, sont expédiés en Californie avec des étiquettes d’avertissement alarmantes. D’autres produits de santé, arrivés par inadvertance en Californie sans étiquette d’avertissement, risquent d’être pris pour cible par des associations de consommateurs. Si un produit est signalé comme ne respectant pas ces normes exigeantes, l’information peut se diffuser en ligne et nuire gravement à sa réputation avant même que la marque ne s’en aperçoive. Dans tous les cas, les consommateurs sont toujours aussi mal informés sur les produits réellement surs.

Ce que les consommateurs canadiens doivent savoir

Détectable ne signifie pas dangereux. Si vous voyez un avertissement relatif à la Proposition 65, demandez-vous : quel est le niveau d’exposition réel? Et comment se compare-t-il aux normes fiables de Santé Canada? Privilégiez les marques canadiennes qui fabriquent de façon responsable et effectuent des tests rigoureux. Si vous voyez des publications alarmistes en ligne concernant un produit ou une marque, prenez le temps de comprendre le contexte. S’agit-il d’un réel problème ou d’une simple rumeur?

Tous les avertissements n’ont pas l’importance qu’ils semblent avoir.

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