12 habitudes de santé pour 2026
Prenez soin de vous cette année. Une bonne santé repose sur des habitudes simples et régulières. Voici une liste de 12 habitudes qui affecteront positivement vo...
Respirer est une fonction vitale essentielle que l’on tient pour acquise jusqu’à ce qu’elle devienne difficile. Ces cinq dernières années, plusieurs d’entre nous ont pris conscience de l’importance de leurs poumons et de leur respiration. Les maladies respiratoires peuvent être très éprouvantes et nous rappellent combien la fonction pulmonaire est cruciale.

Le système respiratoire comprend le nez et les sinus, le pharynx, le larynx, la trachée, les bronches, les bronchioles, les alvéoles, les poumons, et le diaphragme. Lors de l’inspiration, ces structures travaillent de concert pour filtrer l’air et apporter l’oxygène aux poumons, d’où il est ensuite transporté par le sang et utilisé par les cellules. Elles agissent également de concert pour expulser le dioxyde de carbone et les déchets métaboliques lors de l’expiration.
L’une des causes les plus fréquentes d’atteinte du système respiratoire est une infection virale, souvent à l’origine du rhume, de la grippe, ou, comme nous le savons tous trop bien, du coronavirus. Des infections bactériennes ou fongiques sont également possibles et peuvent provoquer des affections telles que l’angine streptococcique, la sinusite, ou la pneumonie. Ces infections peuvent toucher les voies respiratoires supérieures (nez, sinus, pharynx) ou inférieures (bronches, bronchioles, et tissu pulmonaire), rendant plus difficile l’oxygénation des cellules et des organes, essentielle à leur bon fonctionnement. Les infections des voies respiratoires supérieures sont généralement moins graves que celles des voies respiratoires inférieures.

Maintenir un système immunitaire fort, surtout lors des changements de saison, est un excellent moyen de prévenir les infections respiratoires et de s’en remettre plus facilement. Passer du temps en pleine nature est idéal pour respirer de l’air pur. Bouger et faire de l’exercice quotidiennement, en stimulant le cœur et la circulation sanguine, favorise le bon fonctionnement du système lymphatique et l’élimination des agents pathogènes et des toxines. Jardiner ou consommer des aliments fermentés permet de bénéficier de probiotiques qui renforcent le système immunitaire en limitant la prolifération des microbes nocifs. Une alimentation équilibrée contribue à maintenir un bon niveau d’énergie et une bonne santé. S’exposer au soleil et consommer suffisamment de vitamine D est également un excellent moyen de soutenir le système immunitaire.
Saviez-vous que le stress chronique peut affaiblir le système immunitaire [1] ? Les techniques de gestion du stress peuvent également être bénéfiques pour votre système immunitaire. Plusieurs stratégies de soutien que j’ai mentionnées précédemment aident à mieux gérer le stress. Si vous vous sentez dépassé ou épuisé, ou si vous craignez d’être exposé à une maladie, l’échinacée peut être d’un grand secours. Des études ont démontré son efficacité pour réduire la durée et la fréquence du rhume [2], et son utilisation dans le traitement des infections des voies respiratoires inférieures a également été étudiée [3].

La prise en charge optimale de la convalescence dépend de nombreux facteurs ; il est donc recommandé de consulter votre praticien de soins de santé afin de déterminer la meilleure approche. En général, plusieurs stratégies de prévention des infections respiratoires peuvent également favoriser la guérison. Par exemple, consommer des aliments riches en nutriments et faciles à digérer, ainsi que des liquides comme de la soupe ou du bouillon d’os, peut aider l’organisme à éliminer l’accumulation de mucus et à faciliter la guérison. Des mouvements doux comme les étirements, le yoga, ou le qi gong peuvent favoriser la circulation. Les mouvements qui consistent à étirer ou à ouvrir la cage thoracique, la respiration profonde qui sollicite activement le diaphragme, ainsi que les tapotements ou les massages de la poitrine et du dos peuvent également contribuer à dégager les voies respiratoires.
En phytothérapie, des plantes comme la molène, la lobélie, ou le tussilage sont traditionnellement utilisées pour leurs bienfaits sur le système respiratoire ; cependant, ce sont des plantes puissantes qu’il est préférable d’utiliser à doses appropriées et pendant de courtes périodes, sous la supervision d’un praticien de soins de santé, afin de garantir leur innocuité et d’éviter les interactions médicamenteuses. En comparaison, des plantes comme l’origan, l’hydraste du Canada, l’épine-vinette, et l’armoise sont généralement bien tolérées et traditionnellement appréciées pour leurs propriétés antimicrobiennes, même s’il est important de bien s’informer sur la dose, la durée d’utilisation, et les besoins individuels.
Un taux optimal de vitamine D contribue également au bon fonctionnement du système respiratoire. Une carence en vitamine D a été associée à une diminution de la fonction pulmonaire [4] ; par conséquent, si vous souffrez fréquemment d’infections respiratoires ou si vous avez du mal à vous en remettre, il serait judicieux de vérifier votre taux de vitamine D, de vous exposer au soleil, et de prendre des suppléments si nécessaire.
Un autre supplément alimentaire à envisager avec votre naturopathe est la N‑acétylcystéine (NAC). La NAC est un précurseur du glutathion, un puissant antioxydant qui peut contribuer à réduire l’inflammation et à favoriser la détoxification [5]. Dans ma pratique, j’ai constaté que la NAC est très efficace pour faciliter la respiration, notamment en cas de congestion thoracique.

L’acuponcture est une méthode que j’ai trouvée très efficace pour favoriser la guérison, notamment chez les personnes souffrant de symptômes chroniques liés à la COVID longue, tels qu’une baisse d’endurance, des troubles de la concentration, une perte de gout ou d’odorat, ou des changements d’humeur. Des recherches confirment son efficacité dans le traitement des symptômes neurologiques et neuropsychiatriques de la COVID longue, comme les maux de tête, les troubles cognitifs, la fatigue, l’insomnie, et la dépression [6]. Si vous présentez des symptômes persistants qui ne semblent pas s’améliorer, il est judicieux d’envisager ce traitement avec votre naturopathe, votre acuponcteur, ou un praticien de médecine traditionnelle chinoise.
Je vous souhaite, ainsi qu’à votre système respiratoire, une respiration optimale ce printemps !

Diplômée du Canadian College of Naturopathic Medicine (CCNM) à Toronto, Felicia veille à ce que chacun de ses patients bénéficie de son expertise et de sa propre expérience pour aider les autres à progresser dans leur propre parcours de santé.
drfeliciaassenzand.com
[1] J.N. Morey, et autres. « Current directions in stress and human immune function. » Current Opinion in Psychology, Vol. 5 (2015): 13–17.
[2] S.A. Shah, et autres. « Evaluation of echinacea for the prevention and treatment of the common cold: A meta-analysis. » The Lancet. Infectious Diseases, Vol. 7, Nº 7 (2007): 473–480.
[3] E. Kheirandish, et autres. « Investigating the effect of echinacea extraction syrup on the outcomes of lower respiratory infections in patients with COVID‑19: A randomized clinical trial study. » Virology Journal, Vol. 21 (2024): 319.
[4] D.A. Hughes et R. Norton. « Vitamin D and respiratory health. » Clinical and Experimental Immunology, Vol. 158, Nº 1 (2009): 20–25.
[5] G.S. Kelly. « Clinical applications of N‑acetylcysteine. » Alternative Medicine Review, Vol. 3, Nº 2 (1998): 114–127.
[6] W.C. Lam, et autres. « The use of acupuncture for addressing neurological and neuropsychiatric symptoms in patients with long COVID: a systematic review and meta-analysis. » Frontiers in Neurology, Vol. 15 (2024): 1406475.