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L'histoire de YUM

L’histoire de YUM

Comment vivre délicieusement peut devenir un mode de vie

(Extrait du livre primé YUM: Plant-Based Recipes for a Gluten-Free Diet, par Theresa Nicassio, Ph.D., septembre 2015)

 

En 1995, j’ai épousé mon ami de longue date, mon bienaimé, Eric Mazzi. Ensemble, nous avancions dans la vie avec notre chien et nos trois chats, comme tant d’autres. Puis, quelque chose d’inattendu s’est produit qui a profondément changé le cours de ma vie : je suis tombée enceinte ! Ce n’était pas la grossesse qui était inattendue — elle avait été prévue et espérée, et c’était une merveilleuse bénédiction. Ce qui était inattendu, ce sont les conséquences de ma grossesse : de la faiblesse physique et une cascade de problèmes de santé qui ont duré plus d’une décennie après la naissance de notre fille Alex en 1997.

Que diable ? Je dis cela en plaisantant maintenant, mais — croyez-moi — ce n’était pas une blague. En fait, c’était parfois totalement terrifiant. Mes systèmes immunitaire et respiratoire ont commencé à faillir ; des problèmes neurologiques et de la douleur chronique ont réduit ma mobilité et mon fonctionnement général ; et ma vie est devenue une bataille perpétuelle contre les infections, l’inflammation, la fatigue, le gain de poids, et une liste sans fin de sensibilités alimentaires et environnementales. Les rendez-vous médicaux et les visites à l’hôpital sont devenus une importante partie de mon existence, mais même avec tout cela, j’essayais encore d’être une bonne mère et un membre à part entière de la société dans ma capacité professionnelle.

Je savais que ce n’était pas la façon dont je voulais passer le reste de ma vie, mais peu importe comment j’essayais, mon état ne faisait que s’aggraver. N’eut été de ma pratique de la méditation, de mon esprit rebelle d’espoir, de l’amour de mon partenaire, de nos beaux enfants, et d’un emploi qui me comblait, je ne sais pas comment j’aurais pu survivre et fonctionner aussi bien que je l’ai fait.

Ma croyance en la tendance et le désir naturels du corps à se guérir a été activée pendant ce temps et a été une grande bénédiction. Un feu interne m’a poussé à me battre contre mon état ; je l’ai ressenti comme une force plus puissante que je n’aurais pu soulever seule, et je l’ai accueilli avec joie. J’ai choisi de me battre pour une cause. J’ai choisi de dire « oui » à la vie sous toutes ses formes et de plaider pour elle, en commençant par mon propre petit monde — d’abord mon corps, puis ma famille, et ensuite les autres.

D’une certaine façon, j’ai reçu le courage et la ténacité de chercher un moyen de me transformer et d’émerger de cette souffrance. Peu importe à quel traitement vous pouvez penser (même ceux que je ne souhaiterais jamais à personne), je l’ai probablement essayé ! La plupart des traitements, conventionnels ou alternatifs, n’ont entrainé qu’un bienfait minime ou nul au mieux, et des effets secondaires peu attrayants au pire.

J’obéissais avec enthousiasme aux innombrables soins et conseils de professionnels compétents, mais ma santé ne s’améliorait pas, et les maladies chroniques et les effets négatifs de certains de mes médicaments continuaient à empirer. Je savais que quelque chose devait changer, mais quoi ? C’était un grand mystère. J’avais rencontré mon Baba Yaga de plein fouet !

À un certain moment, je me suis aperçue que c’était moi qui devait être l’agent du changement.

Les médecins et autres professionnels bien intentionnés ne pouvaient pas aider, alors j’ai dû assumer la responsabilité d’apprendre à connaître mon corps d’une toute nouvelle manière. Alors que je ne savais pas où commencer, mon amour de la science est devenu mon meilleur allié. Il était temps de supprimer tous les obstacles et de devenir mon propre cas d’étude. J’ai suivi tous les cours conventionnels et alternatifs sur la santé et la guérison que j’ai pu trouver, et je me suis immergée dans un voyage de découvertes qui a changé mon monde pour toujours.

Alors que j’étais au milieu de toutes ces recherches et de l’expérimentation, j’ai repris contact avec mon ancien collègue et ami de l’Université de la Colombie-Britannique, le Dr Hal Gunn. Hal et moi partagions une passion pour honorer la connexion esprit-corps et notre croyance en la capacité innée du corps à se guérir. Il avait suivi son rêve en tant que médecin en cofondant un centre de traitement du cancer holistique et intégratif innovateur à Vancouver, Inspire Health, avec le Dr Roger Rodgers en 1997. Lors de notre visite, Hal m’a donné le kit complet d’informations basées sur la recherche d’Inspire Health, qui contenait des ressources pour responsabiliser leurs patients vivant avec le cancer. L’une des choses qui m’a plus tard sauté aux yeux, en lisant attentivement les documents du centre, était la section sur les aliments qui aident à lutter contre le cancer. Cela a suscité ma curiosité sur la façon dont la nourriture pourrait être utilisée comme médicament — et comment des aliments biologiques sains, provenant d’un sol naturellement enrichi et aussi frais que possible (idéalement cultivés chez vous ou près de votre maison) peuvent être de bien meilleurs médicaments.

Une autre grande découverte que j’ai faite était le travail des pionniers de la médecine fonctionnelle qui parlaient de comment les mauvais aliments pour un individu peuvent entrainer une toxicité intérieure. J’en ai appris davantage sur le rôle des allergies alimentaires et environnementales ainsi que des allergènes croisés, en plus de la façon dont les sensibilités alimentaires contribuent à l’inflammation. La lecture et l’application du livre du Dr Natasha Turner, The Hormone Diet (« Le régime hormonal ») furent un point important dans mon cheminement. Son livre m’a ouvert les yeux au barrage de toxines auxquelles j’avais été exposée dans les aliments, l’air, et l’eau, et à quel point mon corps avait travaillé à faire face à ces agressions. Le livre de Natasha m’a également proposé un programme simple d’élimination pour identifier mes sensibilités alimentaires. Grâce à ce processus, j’ai découvert que lorsque j’ai complètement éliminé le gluten de mon alimentation, mes maux de tête et mes migraines (dont j’avais souffert toute ma vie) ont disparu. Aussi, la douleur qui affectait chaque partie de mon corps était amoindrie — tout cela en moins d’un mois ! Oh ! mon Dieu — était-ce vraiment possible ? Après tous les traitements que j’avais essayés, c’était la première amélioration de ma santé. Cela n’a pas résolu tous mes symptômes, mais c’était tout de même significatif.

D’accord, j’ai été accroché.

En 2010, Alex — alors âgée de 12 ans — a vu Alicia Silverstone (actrice et auteure de The Kind Diet) passer à l’émission d’Oprah Winfrey pour y parler de la façon dont les animaux de ferme sont traités. Après avoir regardé cette émission, Alex est devenue végane en moins d’une semaine. Boom ! Nos soupers de famille ont pris un autre tournant dramatique tout d’un coup.

Ensuite, il y eut la publication en 2011 du livre Wheat Belly du Dr William Davis, un livre qui a secoué le monde. Dans celui-ci, Davis décrie le blé et démontre la connexion entre celui-ci et les maladies cardiaques, le diabète, la maladie cœliaque, le gain de poids, le processus de vieillissement, et une foule de problèmes neurologiques. Le Dr David Perlmutter, dans son livre Grain Brain, et le Dr Alessio Fasano, dans son livre Gluten Freedom, ont par la suite fourni plus de résultats de recherche sur le gluten et son implication potentielle sur la santé. Pour la première fois depuis le livre des Dr Colin et Thomas Campbell The China Study (2005), qui établissait un lien entre le régime alimentaire et les maladies chroniques ainsi que la mortalité, le public était affecté d’une manière qui ne pouvait plus être ignorée.

Dans un souci de répondre aux besoins de tous les membres de notre famille, Alex et moi avons commencé à essayer une vaste gamme de recettes véganes, sans gluten, et sans sucre dès 2010. Mais nous avons eu un problème : nous trouvions que la plupart d’entre elles avaient un gout affreux. Nous avons donc commencé à lire tous les livres de recettes que nous pouvions trouver, ainsi que d’innombrables recettes sur Internet, avec seulement quelques succès. Nous étions capables de trouver des produits et des recettes que nous aimions qui étaient soit végétaliens, soit sans gluten, mais qui n’étaient que rarement les deux à la fois. Ceux que nous avons essayés étaient souvent remplis de sucre raffiné, de margarine, ou d’autres ingrédients que nous préférons éviter. Après une année de grande frustration, nous avons réalisé que nous devions créer nos propres recettes si nous voulions apprécier de la nourriture qui respectait nos normes de santé et de gout.

Graduellement, nous avons pu trouver de délicieux plats qui respectent nos critères stricts de haute qualité, de gout, de texture, et d’apparence — et qui sont aussi faciles et rapides à préparer, compte tenu de nos vies bien remplies.

C’était incroyable ! Une fois qu’Alex et moi avons décidé de relever ce défi, nous sommes devenues impossible à arrêter. Malgré de nombreux échecs culinaires en cours de route, nous étions très excitées quand nous avons finalement développé suffisamment de recettes pour pouvoir recommencer à inviter des amis à diner — sans avoir à nous excuser. Ouais !

Ensuite, en 2013, Alex et moi avons décidé d’aller au Living Light International Culinary Institute en Californie pour poursuivre notre apprentissage. Nous sommes alors devenues Chefs associées et Instructrices en Raw Food. Je suis retournée en 2014 pour compléter le programme Gourmet Raw Food Chef, et plus tard cette même année, Alex et moi sommes retournés pour le programme de certification avancée pour les Éducateurs en nutrition Raw Food.

Nous sommes maintenant devenues une ressource pour les autres, partageant nos recettes avec des amis qui ont les mêmes problèmes alimentaires. Nous ne sommes pas seules ; il est étonnant de savoir combien de gens vivent avec des problèmes alimentaires !

La plupart des gens sont fatigués d’entendre parler de ce qu’ils « ont besoin de » ou « devraient » manger — ou ce qu’ils devraient donner à leurs enfants — à cause de problèmes de santé. J’ai constaté que cette pression n’entraine qu’un très petit changement de comportement durable, mais trop souvent également un stress et une culpabilité indus qui ne servent à personne. Je veux que vous puissiez renverser le désespoir, la frustration, ou le blâme, de sorte que vous soyez moins susceptibles d’abandonner si vous ne vous sentez pas en mesure de résister de manger les aliments pouvant nuire à votre corps. Quand la grâce et l’amour sont au rendez-vous, la honte et le désespoir disparaissent. Lorsque cela se produit, on peut dire qu’une graine est amenée à germer et à pousser; vous vous retrouverez à être plus aptes à faire des choix qui améliorent votre vie, presque sans efforts…

En tant que psychologue, je n’ai absolument aucun intérêt ou désir de collusion avec des pensées potentiellement nuisibles.

Ma passion est profonde, tant personnellement qu’en tant que professionnelle qui a pratiqué la psychothérapie pendant près de 30 ans. Donc, même si rédiger un livre de recettes était la dernière chose que j’imaginais faire, c’était clairement mon destin de le faire. Bien que ce soit un véhicule peu probable pour le futur cours de ma vie, ce projet philosophiquement sain résonne de façon indiscutable avec mon engagement sincère de faire tout ce que je peux pour aider les autres à souffrir moins.

C’est un monde que je connais très bien : ce fut la force de guidage inspirante qui m’a donné la ténacité pour développer cette vaste collection de recettes. Pendant des années, j’ai vu mon père bienaimé lutter contre le diabète, la maladie cardiaque, l’insuffisance rénale, et les problèmes reliés de circulation et de neuropathie. D’être le témoin impuissant de ses luttes autour de la nourriture, qui ne se sont empirées dans ses dernières années de vie, fut déchirant. Je ne vais jamais oublier comment il n’a pas pu s’empêcher de manger le délicieux gâteau d’anniversaire de sa petite-fille, quelques jours avant la première de ses quatre chirurgies d’amputation sur ses deux jambes. Il est mort un an plus tard, après avoir vécu avec d’insupportables souffrances à chaque instant de cette année.

Je veux vous éviter, ainsi qu’à d’innombrables autres personnes, à avoir à vivre une telle agonie, et en même temps permettre à chacun de profiter du plaisir de partager les célébrations avec les gens aimés — y compris pouvoir savourer chaque bouchée de gâteau d’anniversaire, de graduation, ou de mariage de votre petite-fille. Avec l’augmentation alarmante des taux d’obésité et de diabète (en particulier auprès de nos jeunes), mon désir d’aider à renverser la vapeur ne pourrait être plus fort. La bonne nouvelle est que la nourriture délicieuse n’a pas à faire des ravages sur notre corps — il est temps de se débarrasser de cette ancienne croyance !

Allez-y, traitez-moi de folle, parce que je le suis ; folle de la vie, folle d’amour, et maintenant plus que jamais, folle de la nourriture délicieuse et non toxique qui nourrit au lieu de nuire à mon corps et à la planète. Cela n’a pas été facile, mais cela remplit mon cœur d’une joie indescriptible de pouvoir transformer ma lutte et ma frustration en opportunités de créer quelque chose d’intéressant pour d’autres, quelque chose qui pourrait contribuer à rendre votre vie, et la vie des autres, un peu plus faciles.

Pour plus d’informations sur l’histoire de Theresa et des ressources disponibles sur comment vivre avec la maladie cœliaque, visitez le TheresaNicassio.com (en anglais seulement).