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Fer héminique : Tout est question d’assimilation…


Pourquoi serions-nous en carence de fer, et quel avantage a-t-on de se supplémenter en sa forme organique dite héminique ?

Prenez une grande respiration, car sans fer, pas de respiration cellulaire ! Cet oligoélément vital permet le transport de l’oxygène des poumons vers toutes les cellules du corps, grâce à l’hémoglobine des globules rouges. Cofacteur de moultes réactions enzymatiques, il stimule aussi l’immunité et réduit les effets du stress. La plupart des aliments en contiennent, et les sources animales sont les plus concentrées, avec en ordre le boudin noir, les abats, les crustacés, le bœuf, le poisson, le jaune d’œuf, et le lapin… Dans les végétaux, vous en trouverez le plus dans les céréales complètes, le sésame, le cacao, les épinards crus, les légumineuses, etc. De nature hydrosoluble, pensez qu’il s’échappera dans vos eaux de cuisson, alors recyclez-les en soupes ! Aussi, sachez que les tanins (thé, café), le zinc (antagoniste), le calcium, le magnésium, de même que certaines fibres et médicaments réduisent son assimilation.

 

Il y a fer, et fer…

L’absorption du fer a lieu au niveau du duodénum et du jéjunum, premiers segments de l’intestin grêle. Sa biodisponibilité dépend de sa forme : le fer héminique (de nature sanguine, lié à l’hémoglobine et à la myoglobine) constitue seulement 6 % de l’apport alimentaire, contre plus de 90 % pour le fer non héminique minéral des végétaux. La biodisponibilité de ce dernier, comprise entre 1 et 10 %, est bien moindre que celle du fer héminique, qui avoisine 40 %. L’avantage majeur du fer héminique tient donc au fait qu’il est facilement assimilé, en particulier lors d’un repas. Par contre, la digestion du fer non héminique est plus exigeante et requiert de multiples étapes, notamment d’être libéré des aliments par l’acide chlorhydrique stomacal qui réduit le fer ferrique Fe3+ en fer ferreux Fe2+, mieux absorbable. De fait la « pandémie » d’hypochlorhydrie (perturbation de l’acidité gastrique), trop souvent traitée à tort avec des antiacides, n’aide guère la cause de l’absorption du fer.

 

Les déséquilibre du fer

L’anémie par carence martiale (en fer) est fréquente, notamment chez les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de 3 ans. L’OMS estime qu’elle touche 800 millions d’individus dans le monde. Les pertes de sang chroniques (règles abondantes, ulcères, hémorroïdes…), la grossesse, les régimes végétariens et végétaliens mal avisés, l’entrainement excessif (microtraumatismes et sudation), et la malabsorption contribuent à l’anémie ferriprive. Aussi, la séquestration du fer par les leucocytes en prive le corps lors d’infection, de cancer, ou de maladie inflammatoire.

À l’inverse, l’excès en fer oxyde et peut devenir nocif si la quantité dépasse votre dose limite de sécurité (dépendant de votre personne et de votre situation). Ses causes incluent une pathologie génétique rare appelée hémochromatose, ou la surdose par supplémentation. Lisez bien les étiquettes, et ne cumulez pas plusieurs suppléments qui contiennent du fer !

 

Quelle forme choisir ?

Un complément alimentaire de fer non héminique peut éventuellement indisposer, avec des symptômes tels constipation, diarrhée, nausée, et douleur. Le fer héminique est exempt d’effets secondaires à dose recommandée. En outre, les vitamines C, B9, et B12 dans leurs formes actives ; le cuivre ; et le manganèse potentialisent l’assimilation et l’action du fer. Recherchez donc un supplément qui associe ces cofacteurs.

Si vous êtes en besoin de fer, nul doute que vous trouverez un réel bénéfice en sa forme héminique hautement absorbable.

Recommandation : La supplémentation en fer devrait provenir d’une prescription médicale, laquelle aura été établie suite au diagnostic médical d’un déficit ou d’une carence. Pour un usage avisé, consulter votre médecin ou votre praticien de santé naturelle ou votre naturopathe.

 

Guillaume Landry, MSc, Naturopathe
 

Sa plume a pour dessein la sensibilisation aux merveilles
de dame nature, et à la médecine naturelle.
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